1/19/2010

The Rolling Stones = jouissif



Othello sur Street Fighting Man. La nuit fut longue et sans sommeil - mais Faulkner, je n'avais pas ressenti une telle exhaltation littéraire depuis Of Mice and Men. C'est un peu vivifiant tout ça, se rendre compte que la découverte existe toujours. J'avais tendance a croire, depuis un moment, que j'avais déjà trouvé tout ce que j'aimais et aimerais; j'attendais une vie intérieure littéraire, musicale, artistique sans surprise - j'ai été un peu conne sur ce coup là. J'avais perdu l'espoir de jamais ressentir à nouveau l'excitation et la fébrilité de la découverte. A 20 ans, peut-on être aussi blasée, c'est flippant. Je ne recherche plus la complétude de l'existence, quelle abrutie de croire que la vie puisse atteindre une finitude, errer sans rien attendre voilà ce qu'il faut et toujours être surpris et pouvoir s'émerveiller. Voilà le mot que je recherchais et la capacité que je croyais avoir perdu. C'est une des pires choses qui me soit jamais arrivée et plus j'y pense plus je suis convaincue que ça a a voir avec le passage a l'age adulte - mais j'en voulais pas, merci bonsoir. Je me désengage progressivement de toutes mes conviction, tout ça est très paradoxal et finalement j'alterne entre léthargie émotionelle constante et renaissance chronique. Bringing it All Back Home est une petite merveille.

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